21/11/2013

Premier bilan des Etats généraux des nuits lausannoises

Hier soir a eu lieu les premiers Etats généraux des nuits lausannoises, organisé par la Municipalité. 

Nous avons assisté à des présentations très intéressantes, notamment du responsable du service d’alcoologie du CHUV, Jean-Bernard Daeppen. Celui-ci a notamment ressorti deux facteurs de réduction de la mortalité due à l’alcool: 

  • Le prix: il faut travailler sur le prix de l’alcool, notamment vendu dans les magasins de détail
  • La densité des points de vente d’alcool (du type épicerie, commerce de détail). Plus celle-ci est faible, plus le risque de mortalité diminue. 

 

Il s’agit de constatations scientifiques et statistiques.

Maintenant, il s’agit de prendre des décisions politiques très fermes, sur le prix d’alocol: celui doit être taxé fortement, il n’y a pas d’autre solution plus efficace. On ne doit plus trouver de bouteille d’alcool fort à 10.- dans des points de vente, comme la Coop à la gare! 


Il s’agit aussi de réduire les points de vente, ou dit autrement, de modifier les heures possibles d’achat d’alcool, donc qu’il ne soit plus possible dans la soirée d’acheter à n’importe quelle heure de l’alcool ailleurs que dans les bars et boîtes de nuit. Je pense qu’à ce niveau la Municipalité va dans le bon sens, il faut l’appuyer ici au niveau cantonal et fédéral - je trouve scandaleux d’ailleurs la décision du Conseil national à ce niveau sur la non fixation d’un prix minimum pour les alcools forts; la prévention de la santé publique doit primer par rapport à la libéralisation du marché.

 

Maintenant je suis resté très frustré de cette soirée car quasiment seul cet aspect a été abordé. Quid des dealers dans la rue? Quid des incivilités et des agressions en constante augmentation? 

Est-ce que ce sujet dérange la Municipalité? J’espère que nous aurons l’occasion d’y revenir, car je ne peux pas me satisfaire d’une réponse politique qui stigmatise uniquement les jeunes et les clubs! 

Il y a un gros problème à Lausanne de dealer, de politique d’offre, et non de demande. Je l’ai répété plusieurs fois, cette offre facile, pas chère, disponible en tous temps et presque partout au centre ville, crée une demande et est aussi un facteur important des problèmes générés par les nuits lausannoises! 

 

En termes d’incivilités, j’ai aussi proposé de passer à un système d’amendes, corsées et dissuasives. Nous devons aussi réfléchir aux caméras au centre ville, pour éviter toutes les déprédations de notre vile. 

 

Il s’agit de prendre rapidement des mesures efficaces, et non juste des sparadraz, du type opération à la Riponne,