18/06/2014

Une logique de développement pour Lausanne

Un débat a lieu aujourd’hui sur la fiscalité des entreprises dans le canton de Vaud. J’aimerais revenir ici sur quelques points qui me semblent essentiels et élargir le débat à la logique sous-tendant certaines positions, comme celle de Florence Germond :

« Florence Germond, municipale socialiste en charge des Finances de Lausanne, juge incompréhensible la baisse fiscale pour les entreprises» (note 1) proposée par le gouvernement vaudois.

Il est intéressant d’analyser le conservatisme fiscal des socialistes lausannois; tout d’abord, relevons qu’on ne peut rien reprocher à la Municipalité socialiste, elle travaille pour son électorat et exclusivement pour lui; c’est la raison pour laquelle elle s’oppose à toute baisse fiscale, car celle-ci ne profiterait pas aux couches défavorisées de la population, celles-ci à qui la Municipalité fournit des appartements subventionnés, qui ne les taxe pas et qui les aide financièrement par exemple pour leurs assurances maladies, ou encore les frais de crèche. 

 

 Quelles sont les résultats de cette politique? 

 

- Une offre importante d’appartements subventionnés, qui attire toujours plus de personnes dans notre ville, qui recherchent ce type d’appartement, mais très peu d’appartements disponibles pour les autres catégories de la population, qui ne peuvent prétendre à ce type de logement, je dirais pour schématiser, la classe moyenne ;

- à cela on peut y ajouter une anticipation quasi inexistante il y a 10 ans des besoins de la population d’aujourd’hui en termes d’appartements, ce qui poussent des bons contribuables à quitter la ville pour d’autres villes et villages où il y a une offre d’appartements à louer et à acheter ;

- des commerces qui ferment et aucune politique économique en faveur des commerçants et des PME à Lausanne;

- une insécurité croissante;

- et encore des finances publiques catastrophiques. 

 Il est temps de changer complètement de logique: nous devons mettre en place une dynamique de croissance, pour que Lausanne attire des entreprises et des contribuables, et que la ville aide nos commerçants et qu’elle garde ses contribuables actuels; et ceci, non pas pour baisser les prestations sociales, au contraire j’ai envie de dire, mais c’est grâce à de nouvelles recettes, que nous maintiendrons notre solidarité actuelle, une politique culturelle et sportive active: il nous faut des impôts! le PDC élabore son programme pour défendre la classe moyennes, en proposant  des mesures concrètes tel que la baisse des impôts au niveau cantonal.

Malheureusement cette proposition ne peut être encore d’actualité sur Lausanne, compte tenu de la gigantesque dette de la commune de Lausanne, gonflée par la Municipalité de gauche.

 

Comme il est hors de question d’augmenter les impôts sur Lausanne, compte tenu du taux d’imposition très élevé que nous avons à Lausanne, il est donc important d’avoir plus d’habitants et d’entreprises qui paient des impôts! 

Si je prends l’exemple des commerçants à Lausanne, nous avons vu dernièrement un commerçant amendé par la police du commerce pour avoir gardé trois clients dans son établissement, un bar à vin, attendant leur train, après l’heure de fermeture légale (la caisse était fermée, et ces clients finissaient tranquillement leur verre, sans en commander de nouveaux). Je l’avais déjà exprimé lors de la dernière campagne à la Municipalité, nos commerçants ne sont pas des vaches à lait - j’avais utilisé lors d’un débat le terme de koulak, pour exprimer l’opinion qu’ont nos Municipaux de gauche sur nos commerçants - sur lesquelles la ville peut ponctionner tranquillement les deniers.

Cette police du commerce porte trop bien son nom. En 2011, j’avais déjà proposé de changer ce nom, il n’en est que plus urgent. Nous devons mettre en place une véritable politique de développement économique à l’échelle lausannoise, qui vient en aide à nos commerçants, qui met à disposition des locaux pour les jeunes entreprises, qui facilitent leur vie quotidienne, qui les soutient et les encourage, et non pas qui les police! 

Cette Municipalité, nous l’avons vu depuis une décennie, en est incapable; changeons donc de politique! Notre section, le PDC Lausanne, s’y prépare ! 

note 1 : 24H du 30/05/2014, partie Réflexions : « Finances communales et fiscalité des entreprises» de Pierre-Antoine Hildbrand.

Les commentaires sont fermés.