27/06/2014

Je suis candidat à la Municipalité de Lausanne

Voici brut le discours que j'ai fait hier suite à ma désignation par le PDC Lausanne comme candidat à la Municipalité de Lausanne pour 2016.

Tout d’abord je voulais vous remercier tous, pour la confiance que vous venez de m’exprimer.

L’important pour moi c’est la construction! d’une base solide, d’adhérents compétents et motivés, d’un comité fort, polyvalent, travaillant dans un esprit de confiance et de sérénité, et enfin d’une future équipe, prête à relever à la fois le défi d’une campagne électorale, et aussi prête à siéger au conseil communal.

 Voilà on y est: la présidence de la section lausannoise je l’ai voulue, et on me l’a confiée, pour cette raison: être prêt pour les élections communales! c’était mon objectif, cela le sera de plus en plus. Préparer la liste, préparer la stratégie, travailler avec toute l’équipe de campagne sur notre programme, sur notre stratégie, nos alliances, sur notre communication et sur notre présence sur le terrain! 

Certains auraient vu avoir un autre candidat à la Municipalité; je peux les comprendre. Certains parmi ceux-ci ne me connaissent pas, c’est normal. Je n’ai pas la prétention d’être un homme providentiel. Par contre, je veux être celui qui vous écoutera durant cette campagne, qui notera vos remarques, qui prendra en compte vos besoins, vos attentes, dans ma communication, dans notre programme.

J’espère être celui qui fédérera le parti, pour notre unité! qui est primordiale pour nous. Souvent, nous avons regardé, suivi avec attention certains combats épiques au niveau cantonal, je ne nous les rappellerai pas. Mais ce qui a compté pour beaucoup d’entre vous, c’est que nous ne connaissions pas ces duels fratricides au sein du PDC Lausanne, depuis quelques années, et je pense que j’en suis aussi un des artisans, d’une section apaisée, mais aussi dynamique.

 J’aimerais ici dresser quelques éléments de notre campagne. Tout d’abord, peut-être dans la méthode, elle ne sera bien entendu pas loin de ce que je viens de dire; je vais citer José Martinho, notre secrétaire général, dans son communiqué de presse sur ma candidature.

Je le cite:

Les forces raisonnables de droite ainsi qu'une partie de la gauche peuvent avoir intérêt à pouvoir compter sur un centre rassembleur, davantage que tabler que sur des extrêmes qui divisent. Cela d'autant plus qu'il faut, pour qu'un exécutif fonctionne bien, des personnalités équilibrées, expérimentées et fédératrices

 Le centre sera rassembleur, sera hors clivage gauche droite, sans dogme, qui nous sclérose. Nous devons communiquer, puis prouver au niveau de notre action, que ce mode de pensée est un sacré avantage! qu’il nous empêche d’être du côté du conservatisme, du figé, de la défense d’une seule partie du corps social, mais qu’au contraire, nous sommes là pour aborder les sujets, les uns après les autres, avec les lunettes de l’intérêt général, de bon sens et de pragmatisme.

 Lors des précédentes campagnes, j’ai entendu trop de fois des responsables politiques, des membres de l’exécutif me répondre: nous ne pouvons rien faire, cela se passe au niveau cantonal, au niveau fédéral; je pense ici à la révision du code pénal, aux crèches, etc, 

Nous sommes entrés dans le règne de l’impuissance publique. Personne n’y peut rien, rien ne se décide, rien ne se crée et finalement personne n’est responsable. 

A Lausanne, quelque soit la proposition, on vous répond: Lausanne avec sa dette publique abyssale, ne peut pas mettre en place tel ou tel projet, que l’on propose, pensons aux places de crèches. Mais Messieurs, Mesdames, la politique c’est faire des choix, et c’est anticiper

Au niveau des finances publiques, c’est aussi l’heure de faire des choix, des sacrifices, de réexaminer nos comptes publics, de les auditer et de faire des économies. Mais non des économies pour des économies, mais pour réaliser des projets qui amènent une réelle valeur ajoutée à notre ville, et qui permettront à terme de rembourser cette dette.

 Alors ma candidature et celle de notre liste pour le conseil communal, ce n’est pas une candidature de révolution, mais une candidature de l’audace

La première audace, c’est regarder la vérité en face, ce qui va et ne va pas dans notre ville, sans se voiler la face, mais sans se faire peur non plus. Nous avons une vie culturelle dense, une qualité de vie que beaucoup nous envient, un potentiel énorme, malheureusement aussi nous avons des dealers à tous les coins de rue au centre ville, dès 19h le soir, des commerces qui souffrent d’une politique du commerce tatillonne, d’une idéologie où les commerçants sont des vaches à lait, des centaines de place de crèches qui manquent, qui laissent des familles désemparées, une dette, je l’ai dit, astronomique, et encore une pénurie de logements qui, avec le départ de contribuables pour des cieux plus cléments en termes de logement et de fiscalité, nous coûte cher!

 Alors l’audace c’est aussi proposer des mesures qui sortent du carcan idéologique dans lequel sont trop souvent les partis de gauche et de droite. Il est temps de comparer, d’aller chercher des solutions originales, ailleurs, d’être pragmatique, mais déterminé. Voici déjà deux propositions, qui feront partie de mon programme. 

Si je prends l’exemple de la sécurité, il faut regarder ce qu’ont fait les londoniens, les new yorkais, avec l’insécurité et les incivilités qui régnaient dans leur ville; à Londres, ils ont mis en place un système d’amendes extrêmement lourdes pour toute incivilité; c’est dans cette direction qu’il faut aller.

Pour le développement économique de notre ville, je propose aussi de changer le nom de la police du commerce, dans le sens d’une aide aux petits commerces, et non de les policer! il faut changer la logique qui prédomine notre Municipalité: les commerces sont indispensables à notre qualité de vie, à la proximité qui nous est chère. 

 L’audace enfin c’est aussi d’avancer ensemble. La politique c’est dur, ce sont des ambitions qui s’affrontent, des projets qui s'opposent, mais nous serons aussi jugés par notre capacité à rassembler, à montrer que nous sommes une équipe unie, que nous pouvons représenter fièrement le centre. Cette image d’union au sein de notre section est essentielle pour moi, et elle se reflètera tout au long de la campagne. Et j’aimerais conclure par ceci: je remercie tout le comité de la section de Lausanne, les membres du PDC, de nouveau pour leur confiance et leur soutien; et je leur  promets en retour une belle campagne, un engagement à 200%, et une belle victoire en 2016! 

18/06/2014

Une logique de développement pour Lausanne

Un débat a lieu aujourd’hui sur la fiscalité des entreprises dans le canton de Vaud. J’aimerais revenir ici sur quelques points qui me semblent essentiels et élargir le débat à la logique sous-tendant certaines positions, comme celle de Florence Germond :

« Florence Germond, municipale socialiste en charge des Finances de Lausanne, juge incompréhensible la baisse fiscale pour les entreprises» (note 1) proposée par le gouvernement vaudois.

Il est intéressant d’analyser le conservatisme fiscal des socialistes lausannois; tout d’abord, relevons qu’on ne peut rien reprocher à la Municipalité socialiste, elle travaille pour son électorat et exclusivement pour lui; c’est la raison pour laquelle elle s’oppose à toute baisse fiscale, car celle-ci ne profiterait pas aux couches défavorisées de la population, celles-ci à qui la Municipalité fournit des appartements subventionnés, qui ne les taxe pas et qui les aide financièrement par exemple pour leurs assurances maladies, ou encore les frais de crèche. 

 

 Quelles sont les résultats de cette politique? 

 

- Une offre importante d’appartements subventionnés, qui attire toujours plus de personnes dans notre ville, qui recherchent ce type d’appartement, mais très peu d’appartements disponibles pour les autres catégories de la population, qui ne peuvent prétendre à ce type de logement, je dirais pour schématiser, la classe moyenne ;

- à cela on peut y ajouter une anticipation quasi inexistante il y a 10 ans des besoins de la population d’aujourd’hui en termes d’appartements, ce qui poussent des bons contribuables à quitter la ville pour d’autres villes et villages où il y a une offre d’appartements à louer et à acheter ;

- des commerces qui ferment et aucune politique économique en faveur des commerçants et des PME à Lausanne;

- une insécurité croissante;

- et encore des finances publiques catastrophiques. 

 Il est temps de changer complètement de logique: nous devons mettre en place une dynamique de croissance, pour que Lausanne attire des entreprises et des contribuables, et que la ville aide nos commerçants et qu’elle garde ses contribuables actuels; et ceci, non pas pour baisser les prestations sociales, au contraire j’ai envie de dire, mais c’est grâce à de nouvelles recettes, que nous maintiendrons notre solidarité actuelle, une politique culturelle et sportive active: il nous faut des impôts! le PDC élabore son programme pour défendre la classe moyennes, en proposant  des mesures concrètes tel que la baisse des impôts au niveau cantonal.

Malheureusement cette proposition ne peut être encore d’actualité sur Lausanne, compte tenu de la gigantesque dette de la commune de Lausanne, gonflée par la Municipalité de gauche.

 

Comme il est hors de question d’augmenter les impôts sur Lausanne, compte tenu du taux d’imposition très élevé que nous avons à Lausanne, il est donc important d’avoir plus d’habitants et d’entreprises qui paient des impôts! 

Si je prends l’exemple des commerçants à Lausanne, nous avons vu dernièrement un commerçant amendé par la police du commerce pour avoir gardé trois clients dans son établissement, un bar à vin, attendant leur train, après l’heure de fermeture légale (la caisse était fermée, et ces clients finissaient tranquillement leur verre, sans en commander de nouveaux). Je l’avais déjà exprimé lors de la dernière campagne à la Municipalité, nos commerçants ne sont pas des vaches à lait - j’avais utilisé lors d’un débat le terme de koulak, pour exprimer l’opinion qu’ont nos Municipaux de gauche sur nos commerçants - sur lesquelles la ville peut ponctionner tranquillement les deniers.

Cette police du commerce porte trop bien son nom. En 2011, j’avais déjà proposé de changer ce nom, il n’en est que plus urgent. Nous devons mettre en place une véritable politique de développement économique à l’échelle lausannoise, qui vient en aide à nos commerçants, qui met à disposition des locaux pour les jeunes entreprises, qui facilitent leur vie quotidienne, qui les soutient et les encourage, et non pas qui les police! 

Cette Municipalité, nous l’avons vu depuis une décennie, en est incapable; changeons donc de politique! Notre section, le PDC Lausanne, s’y prépare ! 

note 1 : 24H du 30/05/2014, partie Réflexions : « Finances communales et fiscalité des entreprises» de Pierre-Antoine Hildbrand.