09/10/2014

Hausse des coûts de la santé: quelques pistes

L'initiative pour une caisse unique a eu comme conséquence positive de soulever un certain nombre de questions, notamment sur les coûts de la santé toujours plus importants, et les problèmes rencontrés par deux grandes assurances romandes, Assura et le Groupe Mutuel, laissent à penser qu'il y a un travail important de réflexion à avoir sur les régulations et modifications à apporter au système de santé suisse. Voici deux modestes contributions à une amélioration du système, venant de mes discussions avec quelques personnes impliquées dans ce système:

 Tout d'abord au niveau de l'IPC:

L’indice suisse des prix à la consommation (IPC) est calculé en se basant un panier-type qui comporte une sélection représentative de biens et services consommés par les ménages privés, ce qu’on appelle communément le « panier de la ménagère ».  Cet indice est alors utilisé pour calculer le niveau de variation des prix (l’inflation). 

Comme nous pouvons le remarquer sous http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/infothek/erhebungen__quellen/blank/blank/lik/03.html, ce panier ne comprend qu'un certain nombre de « biens et services » consommés par les ménages, et certaines dépenses n'y sont pas incluses, comme notamment les impôts et les coûts de l'assurance maladie. 

Qu’est-ce qu’il faut comprendre? la hausse des primes d’assurance maladie ne fait ainsi pas partie de l’inflation et étant donné que l’IPC est utilisé pour l’indexation des salaires d’une majeure partie des salariés en Suisse, la hausse des primes d’assurance n’est pas répercutée dans une hausse des salaires. Ainsi, comme conséquence, chaque année, la classe moyenne (celle qui paie plein pot les primes d’assurance maladie) connaît une réelle perte réelle de son pouvoir d’achat.

 Qu’est-ce que nous pouvons faire? Il serait judicieux de réintégrer les primes des assurances maladie dans le panier de la ménagère, pour tout d’abord calculer un IPC qui tient compte de toutes les dépenses effectuées par les ménages suisses.

Et finalement, cet IPC servira donc à l’indexation des salaires des employés, et donc à tenir compte de ce renchérissement des coûts de la santé. Et les entreprises liées aux coûts de la santé (hôpitaux, assurances, etc.) connaîtraient aussi des hausses de salaires, et seraient peut-être à terme plus regardants sur ces coûts de la santé, car ils toucheraient alors indirectement leur propre bénéfice! 

 Un autre élément qu’il faut absolument mettre en place c’est le dossier médical informatisé unique. Il n’est pas admissible aujourd’hui que celui-ci n’existe pas, tout d’abord pour des raisons de santé, mais aussi de coûts. J’ai entendu tellement d’histoires de gens qui se font faire les mêmes examens lors d’un ennui de santé. Et aussi une anecdote de quelqu’un qui a eu trois fois un examen de sang pour déterminer son groupe sanguin, qui, en principe, ne change pas dans la même journée!

Ces examens à répétition, sans suivi médical, où tout est à refaire constamment, conduisent à des coûts démesurées et absurdes lors d’un ennui de santé. Il faut vraiment aller de l’avant sur cette problématique! 

 

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