16/10/2014

Nidegger et Via Secura

Quel désastre Nidegger dans le 24H d'aujourd'hui, contre via Secura.

Rappelons les principales mesures de Via Secura: entres autres, pour les récidivistes de délits comme rouler à 100km/h dans une localité ou à 200km/h sur l'autoroute, ils risquent de 1 - 5 ans de prisons. Résultats: le nombre de décès au premier semestre 2014: -48%.


Pour le conseiller national UDC: "La classe moyenne de ce pays qui a le malheur de se rendre à son travail en véhicule privé court bientôt autant de risques face à la justice qu'un tueur à gages"
Il faut peut-être rappeler à ce monsieur que la classe moyenne ne roule pas à 200km/h pour aller à son travail. De plus, la liberté de chacun, en plus de s'arrêter où commence celle des autres, elle s'arrête surtout lorsqu'elle risque la vie d'innocents! 


Donc, non, la classe moyenne ne court pas de risques en respectant la loi! Quel amalgame et populisme! ça fait froid dans le dos ces raccourcis! 

Cette loi est dans l'ensemble bonne. Bien entendu, il y a quelques corrections à faire, notamment sur le délit de chauffard appliqué aux services de police, ambulances, etc. Mais j'y reviendrai! 

Mais dans le principe de punir fortement des individus, criminels en puissance, qui roulent comme des fous dans les localités (on parle quand même de 100km/h!!), les mesures de Via Secura sont excellentes! 

09/10/2014

Hausse des coûts de la santé: quelques pistes

L'initiative pour une caisse unique a eu comme conséquence positive de soulever un certain nombre de questions, notamment sur les coûts de la santé toujours plus importants, et les problèmes rencontrés par deux grandes assurances romandes, Assura et le Groupe Mutuel, laissent à penser qu'il y a un travail important de réflexion à avoir sur les régulations et modifications à apporter au système de santé suisse. Voici deux modestes contributions à une amélioration du système, venant de mes discussions avec quelques personnes impliquées dans ce système:

 Tout d'abord au niveau de l'IPC:

L’indice suisse des prix à la consommation (IPC) est calculé en se basant un panier-type qui comporte une sélection représentative de biens et services consommés par les ménages privés, ce qu’on appelle communément le « panier de la ménagère ».  Cet indice est alors utilisé pour calculer le niveau de variation des prix (l’inflation). 

Comme nous pouvons le remarquer sous http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/infothek/erhebungen__quellen/blank/blank/lik/03.html, ce panier ne comprend qu'un certain nombre de « biens et services » consommés par les ménages, et certaines dépenses n'y sont pas incluses, comme notamment les impôts et les coûts de l'assurance maladie. 

Qu’est-ce qu’il faut comprendre? la hausse des primes d’assurance maladie ne fait ainsi pas partie de l’inflation et étant donné que l’IPC est utilisé pour l’indexation des salaires d’une majeure partie des salariés en Suisse, la hausse des primes d’assurance n’est pas répercutée dans une hausse des salaires. Ainsi, comme conséquence, chaque année, la classe moyenne (celle qui paie plein pot les primes d’assurance maladie) connaît une réelle perte réelle de son pouvoir d’achat.

 Qu’est-ce que nous pouvons faire? Il serait judicieux de réintégrer les primes des assurances maladie dans le panier de la ménagère, pour tout d’abord calculer un IPC qui tient compte de toutes les dépenses effectuées par les ménages suisses.

Et finalement, cet IPC servira donc à l’indexation des salaires des employés, et donc à tenir compte de ce renchérissement des coûts de la santé. Et les entreprises liées aux coûts de la santé (hôpitaux, assurances, etc.) connaîtraient aussi des hausses de salaires, et seraient peut-être à terme plus regardants sur ces coûts de la santé, car ils toucheraient alors indirectement leur propre bénéfice! 

 Un autre élément qu’il faut absolument mettre en place c’est le dossier médical informatisé unique. Il n’est pas admissible aujourd’hui que celui-ci n’existe pas, tout d’abord pour des raisons de santé, mais aussi de coûts. J’ai entendu tellement d’histoires de gens qui se font faire les mêmes examens lors d’un ennui de santé. Et aussi une anecdote de quelqu’un qui a eu trois fois un examen de sang pour déterminer son groupe sanguin, qui, en principe, ne change pas dans la même journée!

Ces examens à répétition, sans suivi médical, où tout est à refaire constamment, conduisent à des coûts démesurées et absurdes lors d’un ennui de santé. Il faut vraiment aller de l’avant sur cette problématique! 

 

03/10/2014

Mes propositions pour les deux-roues motorisés à Lausanne

Le PDC Lausanne organise régulièrement des rencontre avec nos associations et la dernière en date fut avec l’association romande de motards CI-motards. Voici quelques unes des propositions discutées, que le PDC Lausanne va intégrer dans son programme pour les élections communales:

Une circulation facilitée: c’est aussi un point du programme du PDC Suisse; il s’agit de permettre aux deux-roues (vélos, scooters, motos) d’utiliser les voies de bus, bien entendu à vitesse raisonnable (30km/h). C’est une expérience qui a été faite à Baden, et qui fonctionne très bien. Il s’agit d’améliorer la fluidité du trafic et la sécurité des deux-roues.

Stationnement: nous demandons aussi plus de places de stationnement pour les deux-roues. Celles-ci manquent à Lausanne, notamment à la gare, à Ouchy et au centre-ville. Dans ce cadre, nous demandons aussi que la police de stationnement ne soit pas tatillonne sur les cas des motos parquées en dehors des places de stationnement, compte tenu de la pénurie de celles-ci à certains endroits de la ville! 
Nous nous opposons aussi à tout stationnement payant pour les deux-roues sur les places actuellement dévolues aux deux-roues.

Le PDC Lausanne demande aussi un meilleur contrôle du bruit engendré par les scooters et motos, bruit qui concerne une très faible part du réseau, mais qui est insupportable. 

D’autres solutions seront mises en avant ces prochains mois.