10/03/2015

Candidat au conseil national

Je suis candidat à la candidature sur la liste PDC au conseil national. Voici le texte envoyé à la direction du parti, expliquant les raisons de mon engagement.

Chers amis,

Après mûres réflexions, j’ai décidé de me porter candidat à une place sur la liste PDC pour le Conseil national, et ceci pour plusieurs raisons:

Tout d’abord il est important que les candidats de cette liste PDC représentent différentes régions, et Lausanne, en tant que capitale vaudoise, doit avoir plusieurs candidats, étant donné qu’une partie importante de la population vaudoise y habite; il est donc important de ramener le plus de suffrages à notre liste et à notre candidat tête de liste au conseil national, Claude Béglé.

Après la votation de dimanche 8 mars, il est de plus en plus vital pour défendre nos idées de transformer notre parti en force populaire. C’est aussi sur le terrain que nous arriverons à faire passer nos idées. Pendant longtemps, nous avons été un parti gestionnaire, responsable, capable de compromis. Aujourd’hui, avec la polarisation du jeu politique tel qu’on la connaît actuellement, il est important que le PDC travaille la proximité, et je veux être un des acteurs de ce changement. 

Notre liste doit comprendre un éventail large de convictions politiques, mais bien entendu avec comme socle commune qui sont nos valeurs de PDC. Je veux représenter, avec d’autres bien entendu, cette aile urbaine, réformiste au niveau social-économique, progressiste au niveau sociétal. 

Nous devons rester le parti de l’équilibre, d’un centre fort, qui ose des initiatives de changement, dans la défense de la classe moyenne et de la famille. C’est grâce à un travail avec nos adversaires de dimanche, que nous arriverons, et c’est un combat aussi que je veux mener avec vous.

Et bien entendu, il est important que le candidat à la Municipalité de Lausanne soit présent dans cette élection, pour démarrer ce dialogue avec les lausannois, mais aussi pour mieux comprendre les besoins de la population de l’ensemble du canton, pour travailler cette relation ville-campagne, ce vivre ensemble qui nous est cher.

08/03/2015

Initiative PDC pour les familles: tout est à refaire!

Je le dis franchement et sans détour, la défaite est lourde et sans appel. Je suis bien sûr extrêmement déçu, c’est deux ans de travail incessant pour un projet auquel j’adhérais à 200%! 

De nombreuses raisons expliquent ce résultat: un début d’année un peu chaotique au niveau économique (avec le franc fort, etc.), une coalition de partis PLR-PS, qui ont matraqué sans réserve cette initiative, de manière paradoxale et un peu inattendue (si on pense au PS, qui l’a soutenu à trois reprises), une année électorale, qui ne se prête pas finalement au compromis. 


Certainement, cette défaite est aussi due au parti qui soutenait cette initiative, c’est-à-dire le PDC, dont je fais partie. Il s’agit maintenant que le PDC s’affirme comme la grande force du centre, et non plus comme un parti de notables, mais de rassemblement populaire autour de thèmes qui me sont chers: solidarité, mais aussi responsabilité, proximité, compromis, gestion responsable, finances publiques saines, etc. Je reviendrai là-dessus ces prochains jours.


Claude Ansermoz, dans le 24H, s’interroge: «ce nouveau non rejette la politique familiale sur le bas-côté de la politique suisse. Qui osera rebondir sur le sujet?»


Maintenant, encore et toujours, cela sera le PDC, qui démontre encore une fois de plus qu’il est le vrai parti de la famille, de toutes les familles, mariées ou non, monoparentales, etc. Comme quelqu’un lors de mon débat avec Rebecca Ruiz, un franc est un franc, et il s’agit d’aider les familles dans ce pays inlassablement. Et sur ce terrain, je serai toujours là, mais aussi le PDC. Voici les différents projets dont le PDC est l’initiateur:

  • L’initiative parlementaire PDC pour l’exonération de primes assurances pour les enfants
  • Congé paternité : En 2014, Martin Candinas, conseiller national PDC, a déposé une initiative parlementaire qui prévoit d’introduire un congé paternité de deux semaines.
  • Accueil extra-familial des enfants : Dans plusieurs cantons, le PDC lance des initiatives pour des tarifs abordables pour l’accueil extra-familial des enfants. 
  • A Lausanne, nous avons aussi déposé notre pétition pour plus de places de crèches.

 

Bref, le combat continue!


02/03/2015

Augmenter les allocations familiales? Une fausse bonne idée du PS

Une proposition qui est faite par les socialistes aujourd'hui pour contrer l'initiative du PDC, c’est d’augmenter le montant des allocations familiales par enfant, pour ne pas avoir le biais fiscal qu'ils reprochent à l'initiative pour la famille. Je ne suis pas fondamentalement contre à priori.

Mais très souvent, sur des initiatives, des projets, il est important de bien décortiquer les choses, et mieux analyser les conséquences financières de ces propositions. Cette proposition a l’air très bien sur le papier, pleine de bonnes intentions, comme souvent les socialistes le sont!

Mais cette proposition a des effets pervers, qu'il ne faut surtout pas négliger:

 1) Tout d’abord je vois un gros problème: cette initiative ne sera jamais acceptée dans le contexte économique actuel! C’est bien de faire des initiatives, mais pas uniquement pour soigner son électorat, mais aussi pour qu’elles soient appliquées, qu’elles se concrétisent.

Pourquoi dans ce contexte économique actuel, elle ne serait pas acceptée? Aujourd’hui, nous voyons nos PME en grande difficulté, à cause du franc fort, de la crise économique en Europe, d’un ralentissement économique. Donc faire encore payer plus les entreprises ces allocations familiales c’est réduire encore plus leur compétitivité, essentielle aujourd’hui, augmenter leur charge sociale, et par là diminuer leur bénéfice, et donc aussi diminuer les revenus fiscaux!

2) Et cette proposition n’éliminera pas ce détournement d’argent des allocations familiales, par l’Etat. Ces allocations familiales doivent revenir à 100% aux familles pour les aider financièrement et soulager la charge financière que représentent des enfants.

 3) Mais le vrai effet pervers, et il faut aussi que les socialistes le présentent comme ceci à leurs électeurs, il est à un autre niveau: augmenter les allocations familiales fera augmenter le revenu imposable, et donc augmentera les impôts payés par la classe moyenne!

4) Autre effet: les gens vont monter de classe d'imposition fiscale, et verront en plus leur taux marginal d’imposition augmenter

 5) Autre effet: une partie des personnes qui actuellement ne paient pas d’impôt, avec une augmentation des allocations répercutées dans leur revenu, commenceront à en payer.

 6) Et dernière conséquence: certaines personnes ne toucheront plus de subsides d’assurance maladie, plus d’appartement subventionnés, d’autres paieront plus chers leurs crèches et APEMS.

 Donc quand je lis Madame Ruiz, conseillère nationale PS: « et si on augmente les allocations, ce qui est prôné par le Parti socialiste, on donne un levier clair à l’augmentation du pouvoir d’achat des familles», et bien nous le voyons ce n’est pas exact.

Et c'est donc une très mauvaise proposition! Car aussi longtemps que les allocations pour enfant ne sont pas exonérées d’impôts, cela n’apporte pas beaucoup à la classe moyenne ni aux classes défavorisées de les augmenter. Pour toutes les raisons évoquées ci-dessus, l’effet induit par des allocations serait donc nul, voire négatif, car les familles devraient aussitôt le rendre à l’Etat via les impôts.