21/04/2015

La candidature d'Olivier Français au Conseil des Etats et l'exécutif lausannois

Je salue la candidature d'Olivier Français au conseil des Etats, et me réjouis du renouvellement de l'exécutif lausannois.

Olivier Français a un excellent bilan, seul parmi un exécutif de gauche, il a su porter de grands projets! Il fera un excellent conseiller des Etats s'il est élu, candidature que je soutiens. Il a su aussi quitter l'exécutif lausannois et ne pas s'accrocher à son poste trop longtemps! 

 


Il est l'heure aujourd'hui de renouveler l'exécutif lausannois en termes de génération, mais aussi de camps politique! Certains ont fait leur temps, mais surtout il est l'heure de changer de cap politique!

 


Je me réjouis ici de faire campagne avec les candidats déclarés PLR Pierre Antoine Hildbrand et Mathieu Blanc.

02/04/2015

Comptes 2014 de Lausanne: un résultat positif trompeur. Il nous faut des réformes

Toute heureuse, Florence Germond, la Municipale en charge des finances à Lausanne, présentait hier les comptes 2014, notamment un bénéfice sur l'année de 4.4 millions.

Cela tombe bien, on est à moins d'une année des élections municipales. Donc il s'agit de féliciter l'exécutif rose-rouge-vert?

Bien entendu, il faut se réjouir que les comptes ne soient pas déficitaires, mais c'est la moindre des choses dans une très bonne conjoncture comme connaît la Suisse et plus particulièrement le bassin lémanique depuis plusieurs années.

Rentrons un peu dans le détail de ces chiffres:

Un bénéfice, je le disais de 4.4 millions de francs, mais cela représente quoi en fin de compte? Seul, ce chiffre ne nous dit pas grand chose, mais le rapport bénéfice / recettes est plus intéressant. Ici, on est à 0.23%. Des clopinettes, je le rappelle dans une période de forte croissance (environ 2% pour la Suisse, du même ordre pour le canton de Vaud).

A une marge aussi faible de 0.23%, on ne peut pas appeler ceci une amélioration.

Notons, et soyons positif, que le bénéfice budgété n'en était pas un mais plutôt une perte de 36.4 millions. Mais quelle erreur de prévision! L'écart est abyssal, et s'il était dans l'autre sens, ce qui ne manquera pas d'arriver avec une prévision si précise, on serait dans une situation similaire à La Chaux de Fonds.

Et là j'approuve complètement le communiqué du PLR: le budget "doit être une estimation réelle de la situation financière et pas un instrument politique".

Et la dette dans tout ça? Elle reste à des hauteurs vertigineuses: 2.1 milliards! La Municipalité se réjouit de sa diminution de 13 millions: -0.6%. A ce rythme, on en a pour  166 années pour résorber cette dette, que nous héritons des socialistes, et ceci au rythme de croissance que connaît notre économie. Il suffit d'un retournement de conjoncture pour voir notre dette continuer à croître.

Bref, donc, des mauvais résultats.  Nous avons l'occasion, en période de conjoncture excellente, d'en profiter pour diminuer de manière importante notre dette, de faire des réformes, notamment dans la réduction des dépenses et des coûts de fonctionnement,  et bien rien de tout ça pour Lausanne.

Il faut accélérer les réformes: nous devons revoir nos dépenses de fonctionnement, qui explosent depuis des années, sans toucher aux impôts. Il s'agit aussi d'attirer des entreprises, des commerces (en tous cas aussi préserver ceux que nous avons aujourd'hui dans notre ville), la classe moyenne qui paie des impôts, etc.

Malheureusement, la Municipalité a peur des réformes par souci électoraliste. Mais elle se trompe; et je ne peux lui donner que ce conseil: des recherches économiques récentes ont montré que les gouvernements qui font des réformes et améliorent les finances publiques n'ont pas moins de chance d'être réélus, au contraire: la réduction des déficits publics et de la dette augmentent même les chances d'une victoire électorale pour le pouvoir en place.

 Au boulot donc la Municipalité, et il ne faut plus attendre.