18/05/2015

Les parcs lausannois et les jeunes:

J'aimerais revenir ici sur une polémique qui est née d'une mesure de la Municipalité de gauche de Lausanne, qui consistait à interdire la consommation d'alcool et la diffusion de musique dans un parc de cette même ville qui jouxte le Mudac (et donc qu'on appelle le parc Mudac). La mesure consiste aussi à exiger des étudiants à quitter les lieux dès 22h. 

J'écoutais à ce propos un débat sur la RTS 1 entre Mathieu Maillard du PLR et Florence Germond, municipale socialiste responsable des parcs. Paradoxalement, on assistait un face-à-face entre un PRL  proche des jeunes et une socialiste pour l'interdiction. 

A juste titre, le jeune PLR s'étonnait que la Municipalité interdise d'abord pour ensuite faire venir des médiateurs, des éducateurs de rue. On se rend bien compte à travers cette situation et d'autres événements du même type que cette Municipalité a perdu le lien avec les jeunes de la ville: elle ne sait plus comment gérer cette dynamique des nuits lausannoises, qu'elle a lancé aussi à travers son laxisme originel. Elle ne comprend plus sa jeunesse. Elle ne sait plus qu'interdire dans un premier temps, avec une discussion renvoyée aux calendes grecques.

Il faut bien admettre, malgré les démentis des socialistes, que ce n'est qu'un début, et que cette mesure va se propager à d'autres parcs. Disons-le clairement: dans quelques mois, les jeunes ne pourront plus écouter de la musique et boire de l'alcool dans les parcs lausannois, et qu'ils n'y auront plus accès dès 22h. Tout ceci à cause d'un exécutif débordé.

Alors que fait la Municipalité? Elle sanctionne toute la jeunesse, sans punir spécifiquement ceux qui ne respectent pas les règles du bon sens, du savoir-vivre, de la politesse, du respect, comme ne pas mettre trop fort la musique, ne pas laisser un endroit "vert" souillé par des détritus, bouteilles, etc., et respecter les riverains de ces parcs.

Ce que je propose depuis plusieurs années c'est tout d'abord amender ceux qui commettent des incivilités, ceux qui vraiment dérangent le voisinage. Mais avant toute chose, ce que je partage avec Mathieu Maillard, c'est qu'il faut en premier lieu prévenir: par une campagne active sur le terrain à travers des éducateurs de rue, expliquer aux jeunes les conséquences de leurs actes, les sanctions en cas d'incivilités.

Puis, si ces actions de prévention échouent dans une certaine mesure, il faut vraiment sanctionner les contrevenants, avec des amendes lourdes, avec un réel effet de dissuasion, je propose des montants de l'ordre de 600.- , ou des travaux d'intérêt général (par exemple le nettoyage des parcs le samedi et dimanche matin).

Ma méthode: il faut rétablir le dialogue dans un premier temps avec tous les concernés, et entre eux, les riverains, les jeunes, etc; puis expliquer les conséquences des actes d'incivilités, et sanctionner. C'est dans cet ordre que les choses doivent se passer, et en tirer un bilan dans 6 mois.  Et si nous sommes dans l'obligation de passer à la vitesse supérieure, les Municipaux en place suite aux élections de 2016 prendront les mesures adéquates (interdiction des parcs à certains individus, interdiction de l'alcool, etc.); mais seulement après un essai de dialogue. 

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