07/10/2015

Lausanne: le budget 2016 est arrivé

Lausanne: Le budget 2016 est arrivé. Faut-il s'en réjouir?

En tous cas, la Municipalité de gauche en est très fière, plus particulièrement du bénéfice de 300’000.- qu’elle présente.

Alors oui, nous pouvons dire que les charges sont contenues, par rapport au budget 2015, à +0.4% (+7.8 millions). Effectivement, la ville de Lausanne a de grands projets d’investissements, des dossiers prioritaires, des augmentations de charges dues à l’augmentation des effectifs de police, des places de crèches, etc.

Mais quand même, quel manque de vision! On nous dit: attention! On est face à un environnement économique et social très délicat, attention! La réforme de l’imposition sur les entreprises en 2017 va poser problème et conduire à des pertes fiscales importantes. On en fait quoi? Et bien pas grand chose. De nouveau, on ne constate pas d’anticipation.

Et on joue avec le bénéfice en sortant une réserve de son chapeau de magicien.

Depuis quelques années, et heureusement, la Suisse et particulièrement le canton de Vaud, connaissent une croissance soutenue. Cette période était propice pour couper des charges, pour restructurer cette administration. Aujourd’hui c’est encore possible, mais demain, avec une croissance qui risque de diminuer, des taux d’intérêts qui vont certainement augmenter, et donc des charges financières pour Lausanne qui vont prendre l’ascenseur (avec une dette bancaire brute de près de 2.7 milliards, en augmentation de plus de 100 millions)et la RIE III en plus, ça sera trop tard.

Il est juste d’augmenter les places d’accueil. Dans la présentation de Florence Germond, la Municipale en charge des Finances, on constate une augmentation de 736 places depuis le début de la législature. En 2012, nous avions estimé le manque de place de crèches à environ 1’500 sur les 5 prochaines années. Normalement j’ai tendance à voir le verre à moitié plein, mais, ici, si je pense aux familles en attente de places, je vois le verre plutôt vide.

Le même constat s’impose au niveau des effectifs policiers. L’outil d’analyse des besoins sécuritaires (OABS) avait estimé à un déficit de 120 à 140 policiers en 2011. Durant la législature, la création de postes se monte 68, bien mais pas suffisant. 

Florence Germond se réjouit que les effectifs des collaborateurs communaux autrement soient stables. Mais encore heureux avec la dette que nous avons, mais il fallait aller plus loin et auditer chaque département pour y dénicher les économies nécessaires. 

La croissance cumulée des charges sur 5 ans se monte tout de même à 11%, alors qu’elles auraient dû diminuer face à l’ampleur du désastre financier que nous a laissé Monsieur Brélaz. 

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