15/01/2016

Est-ce que l'Etat en fait assez pour la création d'entreprises?

Dans mon interpellation de mardi, je me posais la question suivante: qu'est-ce que le Conseil d'Etat fait pour soutenir les entrepreneurs de notre canton et est-ce qu'il en faisait assez. 

Nous sentons au sein de la population vaudoise une véritable inquiétude quant à la situation de l’emploi dans notre canton, sentiment raisonnable si on examine de plus près la conjoncture économique et politique qui nous concerne en premier lieu : la crise financière et économique en Chine ; les effets du vote du 9 février 2014 ; l’instabilité juridique au niveau des bilatérales ; le franc fort qui pèse sur nos exportations ; la fermeture de nombreux commerces ; une croissance atone en Europe et le recul de la croissance en Suisse.  

Dans un postulat en 2013, « Pour une promotion ambitieuse de l’économie réelle, pour toutes les entreprises », le député Samuel Bendahan proposait une série de pistes afin de renforcer la politique vaudoise de promotion économique à l’égard des PME et de l’industrie, mesures qui allaient dans le bon sens, notamment la mise en place d’un fonds de soutien à l’industrie.

J’aimerais ici plus me focaliser sur les start-up, les PME, les commerces et les très petites entreprises.

Aujourd’hui pour améliorer notre compétitivité et préparer notre avenir économique, il est nécessaire aussi de penser aux futures entreprises qui feront la Suisse de demain.

Je salue le vote du Grand Conseil en faveur du paquet RIE III, mais la baisse du taux fiscal pour les entreprises ne concernera pas, pour une grande partie, les jeunes entreprises – généralement celles-ci n’étant bénéficiaires qu’après quelques années.

Beaucoup est fait en Suisse sur les entreprises clean tech, biotech, etc., liées aux domaines que couvre l’EPFL.

Mais nous pouvons nous rendre compte que cela n’est pas suffisant, qu’il y a aussi un potentiel pour avoir des nouveaux Nestlé, Adecco, etc. Et l’Etat via différents outils économiques et juridiques peut contribuer à cette éclosion.

Ces outils ont été mis en place chez certains de nos voisins (pays et cantons), ce qui peut conduire à un certain désavantage fiscal et économique pour notre place économique et nos jeunes entreprises, notamment dans la prise de décision de la localisation de la future entreprise.

Je liste, sans rentrer dans le détail ici, un certain nombre de ces instruments (liste bien entendu non exhaustive) :

  • Défiscalisation des investissements dans les start-up et commerces.
  • Défiscalisation des coûts de R&D
  • Exonération des charges sociales sur les premières embauches pendant les premiers mois de l’entreprise.
  • Aide à la mise en place d’incubateurs
  • Mise à disposition de locaux
  • Fonds d’investissement public
  • Bureau d’aide à la création d’entreprises
  • Aide à la reconversion après un échec dans la création d’une entreprise.

Aujourd'hui il est important de comprendre ce que fait le gouvernement à ce niveau, ce qu'il est prêt à entreprendre! Il devient urgent de ne pas subir sans cesse la concurrence impitoyable de nos voisins sur ce plan, et d'apporter des solutions originales, innovantes d'aide à nos entrepreneurs qui feront la Suisse de demain.

03/01/2016

Transparence du financement des partis et crowdfunding

En décembre je lançais ma campagne de financement pour ma candidature à la Municipalité de Lausanne via une plateforme de financement participatif, qu’on appelle le crowdfunding (https://wemakeit.com/projects/donze-a-la-municipalite). 

Dans le même temps, le PS lausannois s’adressait aux partis lausannois pour dresser un état des différents budgets de campagnes. 

Les deux démarches résultent à mon avis d’une recherche de transparence des financements des partis politiques, face à un manque aujourd’hui de celle-ci.

Reprenons: ma démarche c’est, je l’admets totalement, d’abord une recherche de fonds pour mener une campagne. Quand je vois le budget de certains partis, Verts, PS et PLR, entre 10 et 20 fois plus importants que le budget du PDC à Lausanne, je me dis que certains ne jouent pas dans la même catégorie. Malgré cela, il nous faut un minimum de moyens pour l’affichage par exemple, la création et la production de flyers, etc. 

L’autre aspect intéressant de ce financement participatif, c’est d’offrir des contreparties aux donateurs. Il ne s’agit pas de l’achat d’activités (exemple: j’offre mes services de DJ lors d’une soirée), mais de remercier le donateur (par exemple par un repas). Le journal Vigousse l’a mentionné dans un article, mais bien entendu il ne s’agit pas de payer pour manger avec le candidat, mais celui-ci remercie le donateur. Il y a une logique inversée.

Pourquoi cette question des contreparties est-il crucial? Car lorsqu’un candidat reçoit un don d’une entreprise privée, aucune contre-prestation n’est définie, c’est-à-dire qu’il y a quelque chose qui reste dans le flou: l’entreprise donatrice en attend un retour à un moment donné, et ce retour n’est pas clairement défini. 

Par contre, dans mon système, le donateur reçoit sa contre-prestation (exemple un cours d’économie), et le processus est pour ainsi dire bouclé. C’est aussi une façon d’être transparent sur un budget et sur ce que je vais faire de cet argent.

La proposition du PS Lausannois va dans le bon sens. Ce que je regrette, c’est qu’il n’y ait pas d’organisme neutre aujourd’hui qui centralise et publie les données, et je peux comprendre les réticences de certains partis à devpor passer par la plateforme du PS et pour cette raison uniquement.

Il nous faut donc travailler dans les prochains mois avec les partis intéressés à mettre en place une proposition de loi qui aille dans ce sens: transparence des dons et transparence du budget de campagne.

08:03 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)