12/01/2017

Loi sur l'accueil de jour: pourquoi aussi les mercredi!

Voici une partie du discours que j'ai tenu pour soutenir l’amendement que j’ai déposé, en même temps que celui du député Oran pour la même modification de l’article 4a, al,1 lettre b de la loi sur l'accueil de jour; cet amendement veut obliger les structures d'accueil de proposer le mercredi après-midi aussi aux enfants en 5 et 6P (entre 8 et 10 ans) et non pas uniquement pour les plus petits. En voici les raison:

Premièrement, une très faible minorité d’unités d’accueil ne propose pas aujourd’hui le mercredi après-midi dans leurs prestations. Je vous rassure donc, cela ne sera pas une révolution dans les structures.

Cet amendement concerne les enfants en 5-6P : un enfant entre 8 et 10 ans, c’est jeune, et il ne peut pas être livré à lui-même le mercredi après-midi. Si les conditions professionnelles et/ou économiques des familles ne permettent pas aux parents de garder leur enfants le mercredi après-midi, des structures avec des professionnels doivent prendre le relais.

Je l’avais dit au mois de décembre pour présenter mon amendement : celui-ci n’est en aucun cas de gauche ou de droite, et ne doit pas cristalliser, créer une polarisation. L’accueil de jour participe à la croissance économique que nous espérons tous pour notre canton. La prospérité économique, ce sont des multiples pierres qui viennent la construire, et les conditions d’accueil en sont une part. Ils font aussi partie aussi des critères d’établissement d’entreprise dans notre canton, promotion économique si chère au conseiller d’Etat PLR en charge de l’économie, et je le dis sans aucune ironie.Aussi, dans ce cadre, la conciliation vie professionnelle-vie familiale en est une autre. 

Prenons aussi un peu de la hauteur. Nous le savons, notre taux de croissance démographique, le taux de natalité, n’est pas bon en Suisse. Et à terme, cette faiblesse aura des conséquences importantes, graves, pour la prospérité de notre pays ; il faut agir.  

Plusieurs possibilités existent pour améliorer la situation.

  • L’immigration, mais qui ne peut être une solution à long terme, notamment compte tenu des conditions politiques suite à l’initiative contre l’immigration de masse. 
  • Deux solutions existent : permettre aux femmes, qui présentent un taux d’activité en Suisse inférieur à de nombreux pays qui nous entourent, de mieux concilier leur vie professionnelle avec leur rôle de maman. 
  • Mais aussi : Avoir des structures d’accueil ouvertes pour nos enfants encore petits enlèvent une épine à de nombreuses familles et créent les conditions pour augmenter le taux de natalité.  

De nombreuses études montrent que dans les pays présentant des conditions cadres pour une meilleure conciliation vie professionnelle et vie familiale, dont l’accueil de jour en fait partie, ont des taux de natalité supérieurs à la moyenne des pays de l’OCDE.

Ces différentes raisons devraient nous pousser à accepter d’avoir des infrastructures qui répondent aux besoins de la population vaudoise.

Je le rappelle, cet amendement a été refusé lors du premier débat à une voix près, et sera re-proposé au grand conseil lors du deuxième débat.