08/02/2012

Pétition pour la création de 1500 places de crèches

Voici le texte de la conférence de presse que nous venons d'avoir concernant le lancement d'une pétition en faveur de la création de 1500 places de crèches à Lausanne dans les 5 prochaines années:

Nous tenons par cette conférence de presse à vous présenter une pétition que nous lançons aujourd’hui que nous avons appelé: Stop à la pénurie de places de crèches à Lausanne. Cette pétition est co-présidée par Axel Marion, président du PDC Lausanne, et Manuel Donzé, Vice-président.

Son objectif est la création de 1’500 nouvelles places en crèches dans les 5 ans à venir.

Pourquoi une telle pétition?

Cette pétition vient tout d’abord d’un questionnement permanent des Lausannois et Lausannoises: qu’allez-vous faire pour nous, parents, qui ne trouvons pas de places de crèches, et qui souvent sommes obligés de recourir à des solutions de recours, bancales, voire illégales.

Très souvent les parents sont obligés même de diminuer leur temps de travail, voire de rester complètement à la maison (étant donné que certaines entreprises ou métiers ne permettent pas cette flexibilité).

Cette situation n’est pas acceptable, ni pour la situation de ces familles, ni pour notre économie!

C’est cette situation terriblement angoissante qui nous a interpellé, et par rapport à laquelle nous nous sommes fixés des exigences élevées: nous nous devons de trouver des solutions !

Nous sommes conscients que le problème est sur la table depuis longtemps, mais nous pensons que toutes les voies n’ont pas été encore explorées, qu’il y a lieu de réunir les différents acteurs pour réfléchir ensemble. Comme acteurs, nous pensons bien entendu aux services communaux, aux directeurs de crèches, publiques et privées, aux associations de parents, aux entreprises et aux partis politiques.

Nous relevons aussi que la commune a mis en avant un certain nombre de réalisations que nous retrouvons dans la réponse à la pétition de Mme L. Lavanchy-Bräm et consorts, mais nous estimons que nous devons faire plus, et c’est dans cet effort d’accompagnement que nous nous situons et non dans une optique de blocage sur les efforts déjà accomplis.

Les derniers chiffres que nous avons à notre disposition mentionnent environ 2’800 places d’accueil (au 1er janvier 2010 il est mentionné dans la réponse de la Municipalité à la pétition de Mme Lavanchy que le nombre de places pour les enfants âgés de 4 mois à 6 ans et demi s’élevaient à 2’733). Nous estimons à environ 1’000 le nombre de places qui manquent dans la ville de Lausanne; avec la croissance démographique que connaît cette dernière, nous demandons la création de 1’500 nouvelles places de crèches dans les 5 ans à venir.

Comme mentionné ci-dessus, l’objectif est d’organiser au plus vite une grande table ronde, que nous pouvons appeler des Etats Généraux, ou autre.

Les différents intervenant se réuniront afin d’échanger sur la question et de trouver ensemble un certain nombre de solutions.

Le PDC Lausanne met en avant déjà un certain nombre de propositions:

  • Nous voulons nous situer en dehors de la réflexion privé-public. La demande existe pour les deux types de système de crèches publiques et des crèches privées, et il faut non seulement assurer le développement des crèches publiques, en tenant compte des exigences au niveau des finances publiques, notamment en fixant ce développement comme une priorité de la ville, mais aussi permettre l’augmentation des crèches privées.
  • Suite à l’interview de nombreux responsables de crèches privées, nous relevons que les obstacles administratifs à la création de crèches sont insurmontables, et augmentent les charges fixes et variables de manière considérable. Nous proposons de lister ces différents obstacles et d’en discuter de manière transparente pour trouver des solutions, qui respectent à la fois les questions de sécurité, de santé et d’hygiène, mais qui permettent aussi aux crèches privées d’exister financièrement.
  • La mise à disposition de locaux: la commune doit réfléchir à la mise à disposition de locaux, pour des établissements publics comme privés. La pénurie de logements et de locaux ne doit pas être un frein à la politique familiale.
  • Nous proposons un développement plus intense des partenariats avec les entreprises privées. Dans un postulat déposé par Axel Marion au Conseil communal visant à la mise en place d’une vraie politique familiale à Lausanne, accepté à l’unanimité, il était notamment demandé un «Monsieur ou Madame Famille». Cette personne, comme il en existe un pour le city management, pourrait être cet entrepreneur familial, capable de discuter avec les entreprises, et de les réunir si elles n’ont pas la taille critique, pour créer des lieux d’accueils. Ce développement est une situation win-win pour la commune et pour les entreprises.
  • Pour accélérer le développement de crèches, nous proposons aussi la défiscalisation  des investissements dans celles-ci à hauteur de CHF 50’000, ainsi que la prise en charge par la commune de 50% des charges sociales des nouveaux employés.
  • Il faut encourager les entreprises à s’impliquer plus fortement dans les réseaux d’accueil,  implication qui peut passer par le financement de places ou l’ouverture de structure d’accueil. Il faut donc leur permettre de se voir garantir la rétrocession de la contribution générale  qu’elle paie (si le montant investi est supérieur à celle-ci), et ceci sans limitation de temps.

Ces différentes pistes devront être discutées par les différents acteurs et mis en oeuvre au plus vite.

Notre pétition sera distribuée lors d’un tout ménage durant la semaine du 13 février, et sera disponible sur notre site internet du PDC Lausanne, ainsi que sur nos différents stands lors de la campagne électorale pour le Grand Conseil du 11 mars 2012.

Axel Marion et Manuel Donzé

mercredi, 8 février 2012

15:03 Publié dans Politique | Tags : crèches, lausanne | Lien permanent | Commentaires (0)

02/02/2012

Conférence sur la crise financière

J’ai eu l’opportunité d’écouter une conférence donné par le professeur d’HEC Philippe Bacchetta lors de la matinale d’HEC Lausanne. Il nous a parlé de la crise financière et des perspectives macro-économiques. J’aimerais revenir ici sur quelques points que ce professeur a soulevés.

Il remonte à la crise financière et bancaire de 2008; les décideurs politiques n’ont pas très bien compris ce qui se passait et notamment les implications et conséquences sur l’économie en général. Ils auraient dû tirer les leçons des différentes crises financières qui ont eu lieu par le passé, ou dans d’autres régions du monde, comme les pays scandinaves ou encore le Japon.

Ce qu’il faut retenir de ces crises financières et de leurs conséquences, notamment celle de 2008: nous constatons tout d’abord une baisse durable de la croissance, environ sur 3 ans, ainsi qu’une diminution des revenus des gouvernements. Nous notons aussi un lent déclin des prix de l’immobilier, notamment que nous voyons aux Etats-Unis, en Espagne et en Angleterre. Ces différents éléments, mais aussi la crise financière elle-même qui a conduit à une recapitalisation des banques par les Etats, vont conduire à une augmentation de la dette publique.Mais ce dernier phénomène, constaté dans les différentes crises financières dans le passé, aurait pu être prévisible.

D’autres constatations peuvent être tirées de cette crise, notamment la fragilité de plus en plus grande du système financier et bancaire, dû notamment à la présence de plus en plus forte d’actifs financiers risqués dans leur bilan, au lieu d’avoir juste des activités de dépôts et de prêts.

Ce que les gouvernements ont fait faux, notamment c’est:

  • ils ont tablé sur une reprise plus rapide
  • ils ont ignoré la source du problème, c’est-à-dire le secteur financier
  • et les implications sur la dette publique semblent avoir été ignorées.

Le professeur Bacchetta relève aussi que les politiques d’austérité aujourd’hui sont contreproductives, et auront un effet de fort ralentissement de la croissance. Il faudrait au contraire investir, notamment par des politiques fiscales moins restrictives une augmentation des dépenses publiques.

Je note que la réduction de la dette est importante, mais vouloir le faire de manière trop forte et rapide, c’est ignorer que celle-ci aura un fort impact sur la croissance, ce qui creusera de manière encore plus forte la dette en fin de compte.

Tout est fait comme si on ignorait l’histoire, pourtant cruelle sur les conséquences des crises financières.